s’inscrivent dans une lignée artistique peu orthodoxe.

Les photographies de Jean Luc Grzeskowiak

Quand Raymond Hains et Jacques Villèglé arrachent leur premiers affiches et s’ imposent comme les pères de l’affiche lacérée en France, ils introduisent un genre artistique à part, l’affiche déchirée exposée en tant que tableau. Si l’art est une discipline secrète qui s’adresse avant tout aux initiés, ce court historique me semble nécessaire pour mieux regarder les images de Jean Luc Grzeskowiak qui lui aussi se passionne pour la mémoire des murs. Les murs v de Paris, de New York, de Venise. Ce photographe en fait tout un autre usage. Ses clichés se distinguent par un côté poreux, plus propre à la peinture qu’à la photographie. Jean Luc Grzeskowiak se penche sur des fragments « échantillons sortis de leur support et de leur contexte, images oubliées du regard » écrit-il. Cette manie du détail insignifiant mais véhiculant l’image d’une beauté fragile, prête à s’effilocher, nous « murmure » quelque chose à l’oreille et montre quelque chose à notre œil.

Ileana Cornea - Critique d'art

​© 2020 - Roch Frémaux

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